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Des mémos à manipuler en résolution de problème

 Depuis plusieurs années maintenant, je travaille la résolution de problèmes en utilisant les problèmes issus de ce document : 10 problèmes par semaine en CE1 (site de l'académie de Grenoble)


Voici quelques mémos à manipuler, qui s'adressent à des élèves de CE1, pour garder en tête la façon de résoudre des problèmes de référence, de types différents.  



Quels types de problèmes ?

Neuf différents types de problèmes sont répertoriés.

Des problèmes où :
- on ajoute et on cherche le résultat final
- on enlève et on cherche le résultat final
- on cherche une partie d'un tout
- on cherche la part de chacun dans un partage
- on recherche la transformation
- on multiplie et on cherche le résultat final
- on compare et on cherche la différence
- on cherche le nombre de parts dans un partage
- on a ajouté ou enlevé, et on cherche la situation initiale


Comment cela fonctionne ?

Dans un premier temps, il faut imprimer la feuille, puis la couper en deux à l'aide du massicot.

Ensuite, les élèves sont chargés de découper la partie gauche en trois bandes, et coller chacune des trois parties juste au-dessus de chacun des trois problèmes. 

De cette façon, ils peuvent lire le problème, et soulever ensuite la bande de papier pour voir comment le résoudre. 

Bon, il faut qu'ils fassent attention de ne pas se tromper en découpant et en collant, mais mes élèves y sont parvenus sans difficulté ! 😉


Mathématiques : le jeu "shut the box"

Je vous présente aujourd'hui un jeu traditionnel, inventé il y a plusieurs centaines d'années, mais que je viens tout juste de découvrir, lorsque ma fille (qui est en Grande Section) l'a reçu à Noël : 

Il s'agit de Shut the box

La règle du jeu est plutôt simple : 


Au début de la manche, tous les clapets sont relevés pour permettre la lecture des chiffres. 

Le premier joueur lance les deux dés : il a alors plusieurs solutions et peut rabattre un ou plusieurs clapets du moment que leur somme est égale au résultat des deux dés. 
Puis le joueur relance les deux dés, et continue de jouer, jusqu'à être bloqué. Son tour est alors terminé. Il additionne les chiffres des clapets restants et marque ses points. 

C'est ensuite au joueur suivant de jouer : il relève les clapets et lance les dés jusqu'à être bloqué. Et ainsi de suite.

Le gagnant est celui qui totalise le moins de points à la fin de la partie. 


Pourquoi j'ai trouvé ce jeu puissant lorsque j'y ai joué avec ma fille ? 

Parce que j'ai trouvé qu'il faisait travailler différents domaines mathématiques : 

- le comptage, surcomptage, ou reconnaissance directe, pour trouver le score réalisé : si un dé indique 5 et l'autre 2, l'enfant va avoir tendance à compter tous les points pour trouver que cela fait 7 (puis plus tard peut-être, surcompter à partir de 5, ou reconnaitre directement 7 une fois la décomposition mémorisée)

- les décompositions des petits nombres

Ma fille fonctionne toujours de la même façon : 

Si elle fait 7, elle baisse le clapet n°7 si c'est possible. 

Mais si le 7 a déjà été baissé précédemment, comme ici : 
elle va observer les dés, et baisser le 2 et le 5. 

Et s'il n'est pas possible de baisser ni le nombre total, ni les deux nombres indiqués par les dés, comme ici : 

elle va chercher une autre façon de faire 7, toujours en s'aidant des points sur les dés. 

Elle peut par exemple visualiser 6 points "ensemble", et voir ensuite qu'il en reste 1. Elle baisse alors les clapets 6 et 1.
Ou bien imaginer un point du dé 5 passer sur l'autre dé, et voir ensuite que cela fait 4 et encore 3. Elle baisse alors les clapets 4 et 3. 


- l'addition des nombres restants à la fin d'un tour : s'il reste les clapets 3, 6 et 8 par exemple, il faut réussir à calculer que cela fait 17 points.

- l'écriture chiffrée des nombres sur la feuille de suivi des scores : 


Je pourrais ajouter aussi la comparaison des scores pour trouver le gagnant final, mais là cela devient très compliqué pour un enfant de six ans !


Je ne sais pas encore si je vais réussir à intégrer ce jeu dans ma programmation mathématique avec mes élèves de GS et CP ; il faut encore que j'y réfléchisse. 


J'ai vu que d'autres blogs présentent déjà ce jeu basique mais puissant : desmaths ou dessinemoiunehistoire par exemple. 

J'ai également trouvé une progression dans l'utilisation de ce jeu sur une page du site de l'académie de Nancy-Metz.

Programmation en calcul mental au CP

 Jusqu'ici, je suivais la programmation en calcul mental des méthodes de mathématiques que je suivais : Cap Maths, Pour comprendre les maths, Picbille, Acces... 


Un jour je faisais une activité, le lendemain une autre qui me paraissait complètement déconnectée ; je passais mon temps à regarder ce que je devais faire, je ne faisais pas de lien, je ne voyais pas mes élèves progresser : les forts restaient forts, les faibles restaient faibles. 


Et puis, j'ai eu une sorte de révélation en furetant dans le livret Eduscol (si, si ! J'en parle ici). Quelques principes évidents me sont apparus : 


- Certaines stratégies de calcul doivent être travaillées, mais par ailleurs, certains résultats doivent être mémorisés

Par exemple, les tables d'addition doivent être connues par coeur. 

Le guide d'Eduscol propose une progression très intéressante pour l'apprentissage des tables d'addition : 


Cet apprentissage doit avoir principalement lieu en classe. 


- Pour progresser en calcul, il faut travailler régulièrement la même compétence. Mais pour maintenir les acquis, il faut aussi réinvestir régulièrement les compétences déjà travaillées. 

Un élève de CP qui ne travaillerait que les additions pendant trois semaines risquerait de ne plus savoir faire une soustraction !


- Il est nécessaire d'évaluer très régulièrement les élèves, pour repérer de façon fine les élèves en difficulté, ET les difficultés rencontrées. De cette façon, il est plus facile de leur proposer des ateliers différenciés, à certains moments de la journée, pour travailler ces points précis.


Comment je procède, en pratique ?

Je fonctionne par semaine : 

J1 nouvel apprentissage

J2 entrainement, et (selon les connaissances nécessaires) révision de certains faits numériques à la maison

J3 dernier entrainement, avant une évaluation

J4 réinvestissement d'anciennes compétences travaillées, dans le but de maintenir les acquis


J'évalue la fluence sur un type de calcul précis (à partir de décembre), grâce au principe du générateur de tests de tables de Charivari

La fluence de calcul me donne un repère très précis : ceux pour qui c'est facile réussissent bien, alors que ceux qui mettent 30 secondes à trouver un résultat peuvent n'obtenir que deux points par exemple.

Je suis parfois obligée de réaliser mes propres tests, car les générateurs de Charivari ne s'adaptent pas à toutes les situations.


J'organise les apprentissages suivant une programmation établie ainsi : 

Période 1 

associer différentes représentations des nombres jusqu'à 5 (jeu de lucky-luke) ; écrire les nombres en chiffres

comparer des nombres (écrire le plus grand / le plus petit)

ajouter / soustraire de petites quantités (jeu du gobelet)


Période 2 

décomposer les nombres 6, 7, 8 et 9

ajouter 1 (connaitre la table de 1)

ajouter de petites quantités (1, 2 ou 3)

retirer de petites quantités (1 ou 2)

ajouter 10 (connaitre la table de 10)

mémoriser les petits doubles


Période 3

mémoriser les compléments à 10 (décomposer 10 à l'aide de deux nombres, soustraire une quantité à 10, chercher le complément à 10)

mémoriser les grands doubles

calculer des "presque doubles"

calculer des sommes inférieures à 10 (mémoriser les tables d'addition)


Période 4

calculer des soustractions de nombres inférieurs à 10 (mémoriser les tables d'addition)

calculer des additions à trous à partir de nombres inférieurs à 10 (mémoriser les tables d'addition)

calculer des sommes de nombres avec passage de la dizaine (ex : 8+5) (mémoriser les tables d'addition)

additionner un nombre à 1 chiffre à un nombre entier de dizaines (ex : 30+9)

ajouter 10 à un nombre à deux chiffres

enlever 10 à un nombre à deux chiffres


Période 5

ajouter un nombre à 1 chiffre à un nombre à 2 chiffres (ex : 12+6)

ajouter des dizaines entières à un nombre à deux chiffres (ex : 30+ 24)

soustraire un nombre à un chiffre à un nombre entier de dizaines (ex : 60-3)

ajouter deux nombres entiers de dizaines (ex : 40 + 20)

ajouter deux nombres à deux chiffres (sans passage de dizaine)

soustraire un nombre à un chiffre à un nombre à deux chiffres (ex : 42-3)

ajouter deux nombres à deux chiffres (avec passage de dizaine)


J'ai mis ce fonctionnement en place assez récemment et je suis encore dans une période d'expérimentation, mais je suis déjà assez convaincue : je mesure bien quelles compétences sont plus difficiles à acquérir pour l'ensemble du groupe, et quelles difficultés rencontrent certains élèves en particulier. Je peux donc plus facilement remédier aux difficultés.

Pour enseigner les nombres, le calcul et la résolution de problèmes au CP

 

Après le guide orange "Pour enseigner la lecture et l'écriture en CP", voici le versant de ce guide en mathématiques : "Pour enseigner les nombres, le calcul et la résolution de problèmes en CP". 


Je l'ai lu et je vous fais un résumé des points que j'ai trouvés importants à retenir : 




INTRODUCTION

Les mathématiques permettent de développer des capacités et compétences : savoir représenter, modéliser, chercher, raisonner, calculer et communiquer. 


Voici un exemple de cheminement cognitif (p18) : 

- manipulation d'objets, 

- pour aller vers le surcomptage sur des schémas, 

- pour aller vers le surcomptage avec l'écriture des nombres en chiffres

- pour aller vers le surcomptage avec appui sur la file numérique

- pour aller vers des bonds sur la frise numérique

- pour aller vers des écritures formelles


I - Quels systèmes de numération enseigner, pourquoi et comment ?

La compréhension des deux systèmes de numération (oral et écrit) conditionne toutes les connaissances sur le calcul : les ressources de la numération orale pour le calcul mental, celles de la numération écrite chiffrée pour le calcul posé. 

Analyse de différentes procédures de comparaison de nombres : 

1/ correspondance terme à terme

2/ trouver le nom du nombre par comptage un à un (puis comparer par ordre d'arrivée dans la comptine)

3/ trouver le nom du nombre par comptage de 10 en 10

4/ coder les nombres avec l'écriture chiffrée


70 et 90 ne sont pas des nombres-repères : on ne les répète pas. On peut considérer que 10 n'est pas repérant non plus (car on ne le répète pas dans 11, 12, 13, 14, 15, 16), et s'appuyer sur "la petite comptine" (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9) et "la grande comptine" (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19). 


En CP, il est nécessaire de comprendre la dizaine comme à la fois une nouvelle unité de dénombrement (1 dizaine, 2 dizaines, 3 dizaines...) et un synonyme de dix. 

Un travail sur les deux systèmes de numération doit être mené : 

- comprendre la structure de la comptine numérique pour mieux l'apprendre (repérants, petite et grande comptines, comptine des dizaines)

- comprendre la structure de la numération écrite chiffrée (principe positionnel et principe décimal)


Il est pertinent d'amener in fine les élèves à disposer des procédures 3/ et 4/ pour effectuer un dénombrement. Ces procédures sont particulièrement performantes quand la collection est déjà partiellement organisée en dizaines (par exemple 5d et 18u)


II - Calcul et sens des opérations

L'ambition majeure de l'enseignement du calcul à l'école doit être le développement aisé de sa pratique, s'appuyant sur la mémorisation de faits numériques et l'apprentissage de procédures et d'algorithmes

Exemples de faits numériques : compléments à 10, doubles et moitiés, tables d'addition

Exemples de procédures élémentaires automatisées : +1, -1, +10, -10, 20+7, 34+8, décomposer un nombre, la commutativité de l'addition, les "presque-doubles"

Un des enjeux du CP est de passer des procédures de comptage aux procédures de calcul. 

Le calcul mental : 

La situation "de la boite" est proposée d'abord avec des nombres allant au moins jusqu'à 10 en période 1, puis au moins jusqu'à 20 en période 2. Elle est proposée dès le début du CP dans des situations d'ajout et de retrait, avec recherche de la quantité finale. Elle évoluera vers des problèmes parties-tout avec recherche d'une partie. 

Il faut développer la fluence en calcul, par des entrainements nombreux et intensifs. 

L'apprentissage des tables d'addition peut se faire en 7 étapes : 

1/ la table de 1 (le nombre suivant)

2/ la table de 10 

3/ les doubles (leur mémorisation présente peu de difficulté)

4/ les compléments à 10

5/ les presque-doubles

6/ les sommes inférieures à 10

7/ le passage par 10

L'utilisation de la commutativité permet de réduire la quantité de résultats à mémoriser. Cette propriété ne peut prendre son sens qu'en situation et n'a pas à être imposée. (p62)

Cette partie a été une sorte de révélation pour moi, et j'ai modifié toute ma programmation en calcul mental en m'appuyant sur ces propositions. Ce que j'ai mis en place me parait bien plus cohérent et logique que ce que je faisais avant. Et comme c'est très clair dans mon esprit, c'est aussi bien plus simple à mettre en oeuvre.


Le calcul en ligne est abordé à partir de p63. Il faut adopter une institutionnalisation qui porte à la fois sur la procédure et son domaine d'efficacité (p64-65)

Pour travailler les estimations, on peut procéder par QCM. 


L'addition posée est abordée p67. 


Les outils de la tracé écrite pour les trois formes de calcul : l'ardoise, le cahier de brouillon, le cahier de leçons, les affiches, le cahier du jour. 


Les difficultés fréquentes autour du calcul : 

(En cas d'erreur, il faut reconnaitre l'efficacité de la méthode et aider à la mettre en oeuvre correctement PUIS orienter vers des stratégies plus efficaces.)

- Difficulté à comprendre le langage symbolique du calcul

Il faut faire verbaliser, varier les outils de modélisation, mobiliser le jeu (exemples : jeu de déplacement sur piste, batailles, lotos, jeu du saladier, etc... Exemples développés p70)

-  Difficulté à mémoriser et mobiliser le répertoire additif

Certains élèves restent dépendants de l'usage des doigts  ; à partir du moment où la table d'addition est construire, il faut aider les élèves à dépasser cette procédure de comptage.

Il faut faire verbaliser, varier les outils de modélisation, mobiliser le jeu

- Difficulté à réaliser une addition posée

Il faut distinguer les erreurs liées à la disposition des chiffres, les erreurs de gestion de retenue, et les erreurs de calculs.


III - Résolution de problèmes et modélisation


L'objectif est triple : 

- apprendre à résoudre des problèmes

- aborder de nouvelles notions et consolider ces acquisitions

- développer les capacités à chercher, raisonner, communiquer


Il faut : 

- comprendre le problème posé

- établir une stratégie pour le résoudre

- mettre en oeuvre la stratégie retenue

- revenir sur la solution et prendre du recul sur le travail


De quels problèmes parle-t-on ? Les problèmes basiques, complexes, et les problèmes atypiques (voir p80-81)


Les fondamentaux de la démarche d'enseignement de la résolution de problèmes :

- Aller de la manipulation à la représentation symbolique, en passant par la verbalisation, pour aller vers l'abstraction.

Il faut distinguer manipulation passive et manipulation active (p83)

La verbalisation concerne à la fois le professeur et les élèves. 

Le professeur verbalise les étapes et ses propres procédures. Il fait des liens explicites avec les connaissances et compétences à mobiliser. Il formule et reformule le langage mathématique précis. 

L'élève explicite ses actions, sa démarches et ses solutions, pour prendre du recul, pour formuler des hypothèses, pour anticiper, pour produire des arguments mathématiques pour valider ses solutions. 

La verbalisation est importante à trois niveaux pour l'élève : 

- pour lui-même (retour réflexif sur son propre raisonnement)

- pour les autres (préciser l'argumentation pour la rendre compréhensible)

- pour le professeur (prendre de l'information et donner un étayage adapté)

Le professeur doit provoquer, par des questions ciblées, les verbalisations des élèves à toutes les étapes du processus.


-  Faire évoluer les procédures.

Les stratégies peuvent être de trois ordres : 

1/ dénombrement plutôt élémentaire

2/ dénombrement, s'appuyant sur des représentations symboliques

3/ calcul, plus ou moins formalisé


La modélisation, pour aider à résoudre des problèmes

Représenter, c'est traduire la situation par un dessin ou un schéma. 

Modéliser, c'est traduire mathématiquement la situation. 


Quelques éléments du continuum didactique au cycle 2 et au cycle 3

- le sens des opérations et la symétrie entre les opérations (18+7=25, 25-18=7, 25-7=18)
- le lien avec la comparaison (Qui a le plus ? Qui a le moins ?)
- la résolution de problèmes complexes
- le lien avec l'introduction ultérieure de la fraction


Les écrits et l'importance de l'institutionnalisation

Les supports des élèves : un cahier personnel, et un cahier de référence en mathématiques (cahier de leçons) : on y trouve les écrits formalisés par le professeur avec les élèves lors de la phase d'institutionnalisation

Les supports collectifs : des affiches correspondant aux problèmes de référence rencontrés

L'institutionnalisation joue un rôle essentiel pour structurer la trace d'un savoir partagé.


IV - Quels matériels et pour quelle utilisation en mathématiques au CP ?

Le matériel n'est qu'une représentation d'un concept mathématique, et non pas le concept lui-même. 

Le choix du matériel doit se faire suivant quatre principes : 
- son utilisation doit être régulière, constante, sur une longue période (supérieure à un an)
- commencer par des représentations figuratives, pour aller petit-à-petit vers des représentations plus abstraites
- éviter le matériel qui ressemble trop à la vie de tous les jours ou qui donne envie de jouer
- expliciter le lien entre le matériel et le concept qu'il représente

Voici le matériel qualifié d'incontournable dans une classe de CP : 
les cubes emboitables, 
la frise numérique, 
le tableau des nombres. 

Et le matériel complémentaire, qu'il peut être intéressant d'utiliser : 
les réglettes Cuisenaire, 
les cartes à points, 
le compteur, 
le matériel multi-base, 
la monnaie

Ces matériels n'ont de sens que s'ils sont mis en place dans la durée et que leur utilisation est définie au sein d'une progression de cycle.


V - Le jeu dans l'apprentissage des mathématiques

Une analyse de jeux mathématiques est menée p126. 

J'ai trouvé intéressants les jeu "Bon débarras" (pour travailler les compléments à 10), et le jeu de Yams, qui se joue avec 5 dés (pour travailler le calcul).

"Coup de coeur" du 14 février 2021

 En cette Saint-Valentin, je participe à nouveau au "coup de coeur" de la CPB. 




Cette fois-ci, mon choix se porte vers un blog de ressources pour les classes de GS, CP et CE1: la classe de Hello Cathy : le casier de Cathy




 J'ai découvert son blog un peu par hasard, alors que j'étais en tâtonnement et en pleine réflexion sur mon enseignement des mathématiques : 

A la recherche d'un outil permettant aux élèves de mesurer eux-mêmes leurs progrès en calcul, je savais qu'il existait des ceintures de calcul pour les élèves de CE et CM, mais je n'en avais jamais entendu parler en CP, jusqu'à ce que je découvre les ceintures de calcul de Cathy.

Je ne les ai pas encore expérimentées dans ma classe, mais je compte bien les mettre en oeuvre très bientôt. Cette organisation me parait simple, très claire, et facile à mettre en place. 

Je pensais peut-être adapter les ceintures pour qu'elles me conviennent parfaitement, mais finalement, je ne vois pas quoi rajouter : 

 Cela me parait tout-à-fait adapté pour le CP, à partir du mois de janvier, une fois que les principes de l'addition et de la soustraction sont normalement bien maitrisés par tous.


Pour découvrir l'ensemble de son organisation en mathématiques, c'est par ici !

Et pour découvrir les coups de coeur d'autres membres de la CPB, c'est ici !

Enseignement du calcul

 Je continue le bilan de ma lecture du BO n°3 du 5 avril 2018, et je vous livre les éléments à retenir dans la note sur l'enseignement du calcul : 


Sont recommandés dès les premières années de l'école primaire : 

- l'acquisition du sens des quatre opérations (dès le CP), 

- l'enseignement des grandeurs et mesures pour soutenir le sens des nombres et des opérations, 

- le développement d'automatismes de calcul par des pratiques ritualisées (pour favoriser la mémorisation)  


Toutes les formes de calcul mobilisent : 

- la connaissance de résultats mémorisés (compléments à 10, tables d'addition et de multiplication, doubles et moitiés, quelques décompositions remarquables comme 50+50=100)

- le sens des opérations (ajouter, soustraire...)

- des connaissances spécifiques (commutativité, distributivité, algorithme de l'addition en colonnes)


La mémorisation de faits numériques

Le rythme doit être soutenu avec des réactivations très fréquentes

Les tables d'addition doivent être apprises dès le CP (sommes de deux nombres inférieurs à 10, doubles des nombres inférieurs à 10)

L'apprentissage doit faire l'objet d'un travail en classe (avant le travail à la maison)


Le calcul mental

Ce domaine doit être travaillé au moins 15 minutes par jour. 

Il faut alterner les séances courtes (15 minutes) avec des séances longues (30 à 45 minutes) avec des apprentissages de procédures spécifiques.


Le calcul en ligne

Le support de l'écrit permet d'alléger la mémoire de travail en notant des résultats intermédiaires.

Spécial continuité pédagogique : des vidéos pour découvrir des notions mathématiques

L'actualité m'amène à redéfinir un peu la ligne éditoriale de ce blog, qui à la base est plutôt axé sur la lecture.

Je mets ici des liens vers quelques courtes vidéos sans prétention qui m'ont permis de faire découvrir certaines notions mathématiques à mes élèves, durant cette période particulière. 

Certaines s'appuient sur les représentations utilisées par Picbille et ses amis, mais peuvent être utilisées dans un autre contexte.

- les nombres de 80 à 99 

- calculer la somme de deux nombres (avec un arbre de calcul)

- calculer la somme de deux nombres (avec une addition posée) 

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...sur ce blog.  Cette année, je me concentre sur la lecture au CP , à partir d'albums autour du monde . Alors, si vous n'util...