Affichage des articles dont le libellé est Outils pour la lecture en CP. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Outils pour la lecture en CP. Afficher tous les articles

Vocabulaire et Grammaire

 Je poursuis le bilan de ma lecture du BO n°3 du 5 avril 2018, et je vous livre les éléments à retenir dans la note sur le vocabulaire et la grammaire : 


L'enseignement de la grammaire et du vocabulaire : des enjeux de compréhension et de l'expression : 

La compréhension de l'écrit repose sur : 

- la fluidité du déchiffrage

- un lexique riche

- la maitrise des règles d'orthographe

- la maitrise des règles de grammaire


Apprendre le vocabulaire permet de connaitre le sens et l'orthographe des mots. 

Apprendre la grammaire permet de comprendre les relations entre les mots.


L'enseignement doit être systématique (et pas au détour d'un texte), régulier, et avec des répétitions.


Il faut distinguer les séances selon les objectifs : 

- découverte et compréhension de textes

- mise en oeuvre des connaissances sur la langue en production écrite

- structuration des connaissances


Les notions étudiées constituent des outils pour mieux comprendre les textes et améliorer leur expression écrite.


Les modalités : 

Trois heures par semaine doivent être consacrées à un enseignement structuré de la langue, en cycle 2 et en cycle 3. 

La pratique d'exercices est quotidienne. 

Il faut commencer par faire des activités d'observation, puis des activités systématiques d'entrainement. 

Il faut alterner des temps d'appropriation individuelle et des temps collectifs.

Quelques principes : 

- s'appuyer sur la démarche de récurrence et de répétition : mémorisation, restitution, automatisation. Certaines connaissances ou certains savoir-faire nécessitent une approche brève et récurrente. 


- respecter les quatre étapes dans la leçon de grammaire 

1/ observation et manipulation

2/ structuration et formulation des règles

3/ consolidation, mémorisation, automatisation par un entrainement soutenu

4/ évaluation


- travailler sur un corpus

- travailler en lien avec l'écriture

- travailler en lien avec la lecture, pour que les élèves exercent une vigilance orthographique et mobilisent leurs connaissances grammaticales pour comprendre avec exactitude


L'enseignement du vocabulaire s'appuie sur le sens des mots, l'analyse de leur formation et de leur polysémie, s'il y a lieu. 


Un corpus de fiches pédagogiques consacrées aux mots les plus présents dans les entrées de programmes et dans les consignes adressées aux élèves pour orienter leur travail est en cours d'élaboration. 

Depuis le temps, il doit être terminé. Je n'ai pas réussi à le trouver... Et je n'ai pas non plus compris l'intérêt d'un tel corpus...


Les séances doivent être courtes et quotidiennes pour la mémorisation de mots (exercices d'épellation, lecture-flash...). 

Les dictées doivent être quotidiennes.

Construire le parcours d'un lecteur autonome

J'ai pris le temps (à mes moments perdus...) de lire le texte du BO n°3 du 5 avril 2018 consacré à la lecture, alors je fais un bilan des éléments que j'ai trouvés intéressants : 


La formation de bons lecteurs ayant le goût de la lecture, nécessite de conduire un travail régulier durant toute la scolarité : 


Comprendre en maitrisant le code alphabétique

Il est fait référence à la conférence de consensus "Ecrire et rédiger" qui a eu lieu en mars 2018. Lorsque je trouverai un peu de temps, j'aimerais lire le dossier de synthèse.


Comprendre le sens explicite et les implicites des textes

Face à un texte nouveau, les élèves apprennent :

- à mener une première lecture d'ensemble, sans s'arrêter sur les éventuelles difficultés lexicales ou syntaxiques

- à relire autant que nécessaire

- à rechercher des informations importantes pour la compréhension (par exemple les personnages et leurs différentes désignations)

- à utiliser le contexte et leurs connaissances pour rechercher le sens d'un mot inconnu

Dès que les élèves sont capables de lire par eux-mêmes, le travail de compréhension est conduit sur les lectures faites.


Comprendre des textes longs

Les élèves sont conduits progressivement à lire des textes de plus en plus longs et de plus en plus complexes... Bref, que des évidences !


Partager ses lectures

Au fil des années, l'accent est d'abord mis sur la fluidité de la lecture ou de la récitation, puis sur le rythme et sur la projection de la voix, sur l'utilisation du langage corporel, et sur la prise en compte des partenaires (quand il y a un jeu à plusieurs).


Ma programmation en lecture et écriture

 Voici ma programmation de CP en lecture et écriture, mon fil conducteur pour l'année sur les contes : 


(cliquer sur le tableau)

Je l'ai voulue très synthétique, faisant apparaitre pour chaque album étudié, sur la même page : 

- les graphèmes étudiés

- les mots-outils étudiés en lecture

- les mots à savoir orthographier

- les activités en écriture

- des exemples de tâches d'encodage

-  les éventuelles notions étudiées en vocabulaire et grammaire

- des consignes de production écrite

A chaque période, un type d'écrit (autre qu'album) est travaillé ; le plus souvent il s'agit d'une recette (pour fêter les anniversaires de la période), mais il peut s'agir aussi de la lettre ou d'une règle de jeu.

Loto des mots outils

Voici un jeu de loto tout simple pour s'entrainer à reconnaitre les mots-outils appris en première période : 

https://drive.google.com/open?id=1GRKM9a94ipFdgX5iUMbb9CMp3zBco4Kk


Le livret "Pour enseigner la lecture et l'écriture au CP"


Je viens de passer plusieurs heures à le lire, et je ne l'ai pas trouvé inintéressant, malgré le ton péremptoire utilisé (peut-on vraiment terminer la publication par "l'école de la confiance" ?)

Bref...

Comme j'ai tout lu, je propose de vous faire profiter des points qui m'ont interpellés :

  • Savoir lire, c'est : identifier les mots, et comprendre
"La fluidité de la lecture orale est un prédicteur direct de la bonne compréhension en lecture" (p8) Autrement dit, les élèves qui n'ont pas une lecture suffisamment fluide, auront forcément du mal à comprendre ce qu'ils lisent
  •  Savoir écrire, c'est maitriser : le codage phonèmes/graphèmes, l'orthographe (lexicale et grammaticale) et la structure des phrases, le geste graphique, et la rédaction d'un texte.

Ce qui est recommandé pour l'apprentissage de la lecture : 

  • un départ du graphème (et non du phonème)
  • l'étude de 14 ou 15 graphèmes les dix premières semaines
  • un schéma consonne/voyelle simple privilégié (les schémas voyelle/consonne, consonne/voyelle/consonne et consonne/consonne/voyelle viendront plus tard)
  • une lecture à haute voix régulière (50% des élèves de CP n'y consacrent que 25 minutes par semaine)
  • un enseignement de la ponctuation (ces signes qui n'ont pas de correspondant phonémique) explicite et rigoureux. Au début de l'apprentissage, deux lectures sont souvent nécessaires : la première pour déchiffrer et saisir la structuration de la phrase, et la deuxième pour lire de manière expressive 
  • un rapport étroit entre lecture et écriture
"Un manuel qui ne donne à lire que des textes entièrement déchiffrables prend au sérieux le fait que lire, c'est chercher du sens aux textes lus de façon autonome" (p43)


Un constat : 
A la fin du CP, lorsqu'on dicte la phrase "Les lapins courent vite.", 75% des élèves ne mettent aucune marque du pluriel, 24% mettent certaines marques, correctes ou incorrectes, et seulement 1% écrit la phrase correspondante, en marquant tous les accords.

Personnellement, cela ne me choque pas... Pour moi il s'agit plutôt d'une compétence de fin de CE1... Mais comme les programmes actuels ne donnent plus de répartition par année du cycle, chaque équipe peut en penser ce qu'elle veut.


Au sujet de la compréhension :
"Les faibles lecteurs sont ceux qui [...] repèrent moins souvent les endroits du texte qui leur font problème tels que les mots inconnus, la complexité de la syntaxe ou de certaines tournures d'écriture." (p45)

Je pense que c'est très vrai : non seulement ils ne comprennent pas, mais en plus ils sont incapables de repérer ce qu'ils n'ont pas compris !


Au sujet de l'apprentissage du geste graphique : 
"Les élèves sont invités à reproduire le tracé sur un support imaginaire dans un premier temps, puis à faire le geste sur leur table dans un second temps" (p62)

Et qu'en est-il de la position du poignet ? Comment apprendre ensuite aux élèves à placer correctement leur main et leur bras pour écrire sur leur cahier ? Je serais curieuse de connaitre la position de Danièle Dumont sur ce sujet !


Au sujet de la mémorisation de l'orthographe : 
Deux activités sont préconisées : la copie (avec méthode), et la dictée de mots et de phrases lues. Pour cette dernière activité, il s'agit d'observer d'abord lettres muettes, les accords en genre et en nombre, les préfixes, les suffixes, les terminaisons des verbes, etc., avant d'effectuer la dictée.


Au sujet de la production d'écrit : 
"Le maitre soulignera les erreurs. L'élève corrigera tout ce qu'il peut corriger. Ce qui ne peut pas être orthographié par manque de connaissance sera recopié à partir d'un modèle."

J'adhère complètement. C'est juste que cela demande beaucoup de temps !


Au sujet de la grammaire : 
"Les chercheurs considèrent que le système d'apprentissage de la lecture est un système interactif composé de trois pôles : phonologie, sémantique et orthographe.

Il faut commencer par attirer la vigilance, à l'oral, sur les changements qui s'entendent. Ensuite, à l'écrit, on observe les lettres qui ne s'entendent pas mais marquent des variations spécifiques en genre et en nombre.

L'apprentissage se fait sous forme d'observation et de manipulation des énoncés et des formes, de classement et de transformation.

Toutes les lettres d'un mot codent soit le son, soit le sens.

"L'application des règles de correspondances graphèmes / phonèmes ne permet d'orthographier correctement que la moitié des mots." (p84-85)

Des exemples d'activités pour attirer l'attention des élèves sur les lettres donnant des informations grammaticales :
- les devinettes orthographiques
- la copie différée
- le repérage ritualisé des lettres qu'on n'entend pas

Il faut enseigner la morphologie dérivationnelle (le mode de formation de mots nouveaux à partir de mots existants, comme "chaton" ou "chatière" à partir de "chat") et la morphologie flexionnelle (l'accord en nombre et en genre des noms, des adjectifs, des verbes, ainsi que les marques des temps et modes de conjugaison.)

A propos du vocabulaire :
"L'enseignement du vocabulaire ne doit pas être mené de manière aléatoire, au détour de textes rencontrés." (p88) La progression doit être réfléchie et la programmation organisée.

Les différents principes didactiques liés à cet enseignement :
- il faut travailler prioritairement les mots fréquents, polysémiques (sens propre et sens figuré)
- il faut travailler les mots des différentes disciplines (vocabulaire spécifique)
- il faut choisir des noms, des verbes, des adjectifs, des mots grammaticaux
- il faut travailler les mots dans une phrase
- il faut construire des outils variés, explicites, organisés, raisonnés

"Au terme du CP, l'élève doit être capable de commencer à catégoriser les mots selon différents critères : champs lexicaux, réseaux sémantiques, synonymes, antonymes, mots de la même famille."
 (p90)

Les synonymes et antonymes sont à travailler en contexte. Pour travailler sur les synonymes, on peut par exemple faire remplacer un mot du texte par un synonyme. Pour travailler sur les antonymes, on peut faire des "joutes verbales", réaliser un album des contraires, fabriquer un jeu de loto des contraires, etc...

Au CP, il faut d'abord faire identifier les familles de mots, oralement et visuellement, puis faire construire les familles de mots à partir de radicaux. Il est souhaitable de travailler une famille de mots par semaine, avec une réutilisation en contexte à l'oral et à l'écrit.


Au sujet de la compréhension : 
"Le rappel du récit s'accompagne souvent d'une représentation de l'histoire sous la forme d'une carte de récit ou d'un plan de récit." (p98-99)

Je ne connaissais pas du tout ces types de représentation, je me suis renseignée, et j'aime beaucoup l'idée : cela peut à la fois aider au rappel du récit, et laisser une trace écrite personnelle de la lecture. Voilà une proposition dont je vais m'emparer dès l'année prochaine !

"Un journal de lecteur est aussi un moyen de garder une trace de textes lus et entendus." (p100)



Je passe sur l'importance d'utiliser un manuel de lecture, outil symboliquement fort, et sans lequel l'élève se retrouve confronté à une série de fiches photocopiées en noir et blanc, pas forcément bien choisies, et plus ou moins bien rangées dans des porte-vues... 

Ces pages m'ont fait remettre en question tout le travail réalisé durant mon année : je ne proposerais donc que des fiches non adaptées ? Je priverais mes élèves de ce repère fort et essentiel qu'est le manuel de lecture ? 

Et puis... je me suis rappelée pourquoi je m'étais lancée dans cette méthode. Je me suis rappelée les raisons de mes choix de progressions, dans l'étude du code, dans le travail de compréhension, dans l'apprentissage de l'écriture cursive. Je n'ai rien fait au hasard. Et je crois que travailler avec une méthode qui nous convient est aussi important que la méthode elle-même. 

Cela ne m'a pas empêché de réfléchir à une remarque en particulier : les photocopies en noir et blanc, c'est vrai que ce n'est pas agréable. L'année prochaine, je pense faire des photocopies en couleur, et conserver mes exemplaires plusieurs années, pour plusieurs cohortes d'élèves. Je pense également acheter quelques séries d'albums pour le troisième trimestre, pour lire dans de vrais livres, quand mes élèves en seront capables. 

Je reviens à mon propos : autant le manuel de lecture est primordial, selon le Ministère, autant

"l'utilisation du livre d'activités n'est pas recommandée. L'usage du cahier du jour est plus efficace." (p107)

On croit qu'il suffit de suivre un manuel de lecture bien choisi, et les fichiers correspondants : et bien non ! Ce serait trop simple !

Je comprends qu'il vaut mieux écrire dans le cahier du jour plutôt que de "remplir des trous" dans un fichier, mais... en tout début d'année de CP, les possibilités d'exercices dans le cahier du jour sont encore bien limitées !


Concernant l'évaluation : 

Elle concerne plusieurs aspects de la lecture : le code (les habiletés phonologiques, le son des lettres, la lecture des mots les plus fréquents, la lecture de mots-outils et de pseudo-mots), la compréhension orale (sur un court texte) et écrite, avec la recherche d'informations explicites et implicites, et la fluence.


A propos des difficultés d'apprentissage de la lecture :

Il existe différentes causes de l'échec en lecture (p119) :
- un environnement social défavorable
- un facteur linguistique (cas d'un élève allophone)
- un déficit cognitif (cas d'un retard intellectuel)
- un déficit sensoriel (cas de la surdité ou la cécité)
- un trouble du langage oral (cas d'un élève dysphasique)
- un trouble neurobiologique (par exemple la dyslexie, qui est un trouble de l'identification des mots, et qui concerne 5% d'une classe d'âge)

On distingue les dyslexies phonologiques et les dyslexies visuelles. Le diagnostic ne peut être posé qu'à partir du CE2.

"Les interventions les plus efficaces pour les enfants en difficulté d'apprentissage portent sur un entrainement de la conscience phonologique et un enseignement systématique des relations graphèmes / phonèmes" (p120), et cela dès le début de l'apprentissage, et de façon intensive.

On peut classer les élèves en différents groupes, suivant qu'ils ont des difficultés pour identifier des mots, pour comprendre ce qu'ils lisent, ou bien les deux à la fois.

Pour les faibles identifieurs, l'entrainement doit porter sur la phonologie, l'orthographe et la sémantique.

Pour les faibles compreneurs, l'entrainement doit porter sur le traitement syntaxique (à partir de phrases simples d'abord, puis de plus en plus complexes), le traitement littéral et le traitement inférentiel.

Il existe des aides informatisées pour les élèves en difficulté, notamment Chassymo (coût de 99€) pour le traitement grapho-syllabique et Locotex (coût de 115€) pour travailler les processus litéral et inférentiels. On recommande d'utiliser ce dernier pendant une période de 5 semaines, quatre jours par semaine, à raison de 30 minutes par jour, ce qui correspond à une durée totale de 10h.


Je trouve ces pistes assez limitées : ce n'est pas encore ici qu'on trouvera des solutions-miracles...

Au final, en dehors de ce sacro-saint manuel de lecture que je n'ai pas (ce n'est pas que je n'en veux pas, c'est que je n'en vois aucun qui me convienne parfaitement !), je pense suivre déjà l'essentiel de ce que j'ai pu lire. Pas de grande nouveauté donc, mais j'en retiens quelques idées :
- je vais rendre mes outils plus attrayants en imprimant mes fiches en couleur et en faisant lire dans de vrais albums
- je vais introduire les cartes de récit et le journal de lecteur, que je ne connaissais pas
- je vais formaliser davantage mon travail en grammaire et en vocabulaire, car si je pense travailler un certain nombre de points de manière informelle, tout cela n'est pas forcément assez structuré.

Le trésor des mots, année 2

Un outil-phare du CP.

 POURQUOI FAIRE ?
  •  Une Aide à la production d'écrits : les élèves ont un référentiel de noms propres, de verbes, et de noms communs. Petit à petit, au fil de l'année, ils deviennent capables d'écrire une phrase de manière autonome.
  •  Un support pour la lecture : pour chaque texte, les noms de personnages et les mots les plus utilisés sont répertoriés. Quelques phrases ré-utilisent ces différents mots.
  • Un répertoire de mots à apprendre : c'est ici que les six mots à apprendre toutes les semaines (à partir du mois d'octobre) sont répertoriés.

COMMENT IL SE PRESENTE ?

  • Un format A5, pour pouvoir être glissé facilement dans un petit cahier.
  • Des couleurs différentes pour les pages : 3 pages jaunes pour les noms des personnages, 6 pages rose pour les actions, 3 pages bleues pour les noms communs, et 1 page blanche pour les mots-outils.
  • Des pages vierges agrafées toutes ensemble (des mots à coller dessus tout au long de l'année), et une couverture plastifiée.

La première page, à imprimer sur une feuille jaune : elle contient uniquement les prénoms des élèves de la classe, et les mots "papa" et "maman".

Les dernières pages, à imprimer sur une feuille bleue pour les noms communs, et blanche pour les mots-outils :





QUELLE  EVOLUTION  DANS  L'ANNEE ?
  • Sous chaque illustration d'action, le mot correspondant est simplement écrit, en début d'année. Au fur et à mesure de l'année, les élèves doivent choisir entre deux propositions : "il court" ou "elle court" par exemple ; puis plus tard dans l'année : "il court" ou "ils courent"... Ou comment faire de la grammaire sans en avoir l'air !
La page du milieu, à imprimer sur une feuille rose :
https://drive.google.com/open?id=1PUaCtlrlOydr3RxSQmUWLmEI7Qsqv9l6



Les illustrations proviennent des méthodes de lecture de Crocolivre et Ribambelle.

Tableaux d'encodage

J'ai utilisé cette année les tableaux d'encodage de Zaubette, qui elle même s'était inspirée de lamaitresseaime (ça tourne, ça tourne, les bonnes idées !)

Je les ai trouvés très utiles pour que les élèves s'entrainent à écrire des mots, mais j'ai parfois été gênée par la progression dans les sons, qui n'est pas la même que la mienne.

Alors plutôt que de jongler entre les fiches et de bricoler pour que ça corresponde à ma méthode, j'ai décidé de réaliser mes propres tableaux d'encodage pour l'année prochaine :

  •  La première série, avec les consonnes longues, est abordable dès que tous les phonèmes voyelles ont été étudiés. 
En tout début d'année, il s'agit seulement d'écrire la première syllabe de chaque mot.
A partir de la septième fiche, je propose également aux élèves d'essayer d'écrire des mots. Une nouvelle colonne apparait alors, pour la correction (soit par l'enseignant, soit par l'élève lui-même, après correction collective)

 Tous les graphèmes nécessaires à l'écriture des mots ont été vus. Les réponses phonétiquement correctes sont considérées comme justes, car certaines difficultés (lettres muettes, doublement de certaines lettres...) ne peuvent pas être anticipées par les apprentis lecteurs/scripteurs. Elles sont explicitées lors de la correction.


  • La deuxième série, avec les consonnes courtes, ne propose que des mots à écrire, et plus du tout de syllabes isolées. De plus, le phonème étudié ne se situe plus forcément en début de mot.



  • La troisième série aborde les sons complexes : 



Il ne manque que le phonème "oin", pour lequel trop peu de noms communs facilement illustrables existent...


  • La quatrième et dernière série aborde les "invités", c'est-à-dire les différentes graphies d'un même phonème.

Les images proviennent en grande majorité du site Clic images. 

Les petits personnages de la planète des Alphas

Durant la première semaine en CP, je travaille beaucoup avec les petits personnages de la planète des Alphas.

Alors, voici un document à coller dans le cahier des sons, avant les fiches pour chaque phonème :

  • pour que les élèves gardent une trace des petits personnages découverts
  • pour que les parents découvrent les personnages et comprennent que leur forme correspond à la lettre scripte, et que leur chant correspond au "son" que fait la lettre.

Cela fait partie des premiers devoirs que je donne à faire à la maison : nommer les personnages, et les faire chanter !


Le trésor des mots

Un outil-phare du CP.

 POURQUOI FAIRE ?
  •  Une Aide à la production d'écrits : les élèves ont un référentiel de noms propres, de verbes, et de noms communs. Petit à petit, au fil de l'année, ils deviennent capables d'écrire une phrase de manière autonome.
  •  Un support pour la lecture : pour chaque texte, les noms de personnages et les mots les plus utilisés sont répertoriés. Quelques phrases ré-utilisent ces différents mots.
  • Un répertoire de mots à apprendre : c'est ici que les six mots à apprendre toutes les semaines (à partir du mois d'octobre) sont répertoriés.

COMMENT IL SE PRESENTE ?

  • Un format A5, pour pouvoir être glissé facilement dans un petit cahier.
  • Des couleurs différentes pour les pages : 3 pages jaunes pour les noms des personnages, 6 pages rose pour les actions, 3 pages bleues pour les noms communs, et 1 page blanche pour les mots-outils.
  • Des pages vierges agrafées toutes ensemble (des mots à coller dessus tout au long de l'année), et une couverture plastifiée.

La première page, à imprimer sur une feuille jaune :
Les dernières pages, à imprimer sur une feuille bleue pour les noms communs, et blanche pour les mots-outils :
QUELLE  EVOLUTION  DANS  L'ANNEE ?
  • Sous chaque illustration d'action, le mot correspondant est simplement écrit, en début d'année. Au fur et à mesure de l'année, les élèves doivent choisir entre deux propositions : "il court" ou "elle court" par exemple ; puis plus tard dans l'année : "il court" ou "ils courent"... Ou comment faire de la grammaire sans en avoir l'air !
La page du milieu, à imprimer sur une feuille rose :
Les illustrations proviennent des méthodes de lecture de Crocolivre et Ribambelle.

Etude du code en CP


En parallèle du travail sur "la planète des Alphas", je commence dès la première semaine d'école l'étude de chaque phonème, à l'aide de petits jeux :

- je dis une comptine avec le phonème récurrent, les élèves doivent identifier le phonème sur lequel on va travailler

- "pêche aux mots" : chacun cherche un mot contenant le phonème. On cherche dans quelle syllabe on entend le phonème. J'écris les mots au tableau, et on repère la façon dont le phonème s'écrit dans les différents mots.

- "pigeon vole" pour repérer le phonème et/ou distinguer des phonèmes proches : je donne un mot, si on y entend le phonème, on lève le doigt, si on ne l'entend pas, on fait "non" avec le doigt

- lecture de la fiche du mémo des lettres ; je me suis inspirée du travail de Crevette, que j'ai remanié pour obtenir exactement ce que je voulais :
  • les personnages des Alphas comme repères, tout au long de l'année
  • les premières fiches imagées, puisque le seul travail sur les voyelles ne permet pas de combiner
  • des fiches 100% déchiffrables, à partir du premier phonème-consonne étudié
  • la "progression" de la Planète des Alphas : les voyelles, puis les consonnes longues (f, j, l, m, n, r, s, v, z, ch), puis les consonnes courtes (b, d, t, p, c, g), puis les sons complexes (ou, on, in, an, eu, oi, oin, gn, ill, ien), puis les "invités", c'est-à-dire les différents graphèmes possibles pour coder un phonème (er/ez, au/eau, ph, k/qu, en/em/am, om, ain/ein/im, ei/ai, oeu...), et enfin les différentes valeurs de certaines lettres en fonction des lettres qui les entourent (le g qui fait "g" ou "j", le c qui fait "c" ou "s", le "s" qui fait "z" ou "s"...) 
J'écris "progression" entre guillemets, car même si je suis l'ordre de découverte des phonèmes de la Planète des Alphas, je n'en suis plus ici les principes : en effet dans "la planète des Alphas", on ne découvre pas les phonèmes les uns après les autres, mais par petits groupes ; et on ne travaille jamais chaque phonème de manière isolée. 
  • des lettres grisées lorsqu'elles sont muettes, pour aider à la lecture
  • des syllabes, des mots, puis des phrases à lire, pour chaque son
  • les prénoms de mes élèves dans les phrases, car ils aiment les découvrir dans leur mémo ! 
 

Pour personnaliser le mémo des sons avec les prénoms de vos élèves, ou bien pour y faire vos propres modifications, voici ici le document Word. (attention, pour le visualiser correctement, il faut que la police des Alphas soit installée sur votre ordinateur)

- fiche d'entrainement : je vais utiliser les fiches du site Les alphas de  LaCatalane, qui sont simples et efficaces.

- je pense aussi utiliser, un peu plus tard dans l'année, les tableaux d'encodage de Zaubette.

Accueil

Bienvenue...

...sur ce blog.  Cette année, je me concentre sur la lecture au CP , à partir d'albums autour du monde . Alors, si vous n'util...