Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler, roman de Luis Sepúlveda

 En fin d'année, j'ai prévu de travailler sur ce roman de Luis Sepúlveda : Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler


Qu'est-ce qui m'a plu dans ce roman ? 

Il y a tellement à dire ! 

- Sa couverture : un titre à rallonge, et une illustration très épurée, montrant juste la silhouette d'un chat

- La quantité et la qualité du texte : c'est un vrai roman, comme on peut en lire en fin de CE2, découpé en 20 chapitres. Chaque chapitre ne compte que quelques pages et est facile à lire, avec beaucoup de passages assez drôles. Pour autant, le texte est très bien écrit, le vocabulaire est assez recherché, et il y a des références culturelles intéressantes. 

- Le point de vue adopté, qui est celui des animaux, et des chats en particulier. Ce point de vue n'est pas vraiment flatteur pour les humains, que les chats jugent responsables des marées noires, ou encore de la pollution des fleuves et de la mer. Vent-Debout, le chat mascotte d'un bateau de dragage chargé de nettoyer le fond de l'Elbe le sait bien : "Parfois je me demande si quelques humains ne sont pas devenus fous, ils essayent de faire de l'océan une véritable poubelle. Je viens de draguer l'embouchure de l'Elbe et vous ne pouvez pas imaginer la quantité d'ordures que charrient les marées ! Par la carapace de la tortue ! Nous avons sorti des barils d'insecticide, des pneus, des tonnes de ces maudites bouteilles de plastique que les humains laissent sur les plages."
Les chats remarquent aussi que les humains ne parlent pas tous la même langue, ce qui rend plus difficile la communication (contrairement aux chats qui miaulent tous de la même façon). On découvre aussi qu'il existe un tabou : miauler la langue des humains. Mais je ne vous en dirai pas plus pour ne pas trop dévoiler l'histoire.

- La possibilité de repérer où se passe l'histoire : le trajet des mouettes est bien indiqué, et facilement repérable sur une carte. Parties de la Mer Baltique, elles passent par la Mer du Nord, Den Helder (un port aux Pays-Bas), puis le Pas-de-Calais et la Manche, pour finalement rejoindre Biscaye, en Espagne, pour la grande convention des mouettes des Mers Baltique, du Nord et de l'Atlantique
Le trajet de notre mouette est plus court que prévu, et après avoir survolé l'embouchure de l'Elbe, elle atterrit à Hambourg, en Allemagne. 




- Les références culturelles : "les quatre Saisons" de Vivaldi (deuxième partie, chapitre 10), ou encore "la machine à voler" de Léonard de Vinci (deuxième partie, chapitre 7). Je travaille justement sur Léonard de Vinci en Histoire en ce moment, et je vais évoquer les incroyables machines qu'il avait imaginées. J'espère que mes élèves s'en souviendront un mois plus tard, au moment de la lecture du roman. 

- Et enfin, les valeurs qui se dégagent de l'histoire : la force d'une promesse, ainsi que la belle histoire d'amitié entre un chat et une mouette, malgré toutes leurs différences !


Quelques mots sur l'auteur, parce que cela aide à comprendre pourquoi il choisit Hambourg comme cadre de son roman, et parce que ses engagements aident à comprendre pourquoi le narrateur parle ainsi de certains humains : 

Luis Sepúlveda est né en 1949 au Chili. 

Militant politique dans sa jeunesse puis journaliste, il voyage en Amérique du Sud puis en Europe. Il s'installe à Hambourg en 1982, où il se marie et a trois fils. 

Il travaille avec Greenpeace, sur l'un de ses bateaux, durant quelques années. 

Il s'établit ensuite en Espagne. Il y meurt du Covid en 2020. 

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